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Affaire Softcare au Sénégal: rien ne permet de prouver la présence de matières périmées sur le marché selon un rapport parlementaire

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Filiale sénégalaise d’un groupe chinois, l'entreprise Softcare était au cœur d’une polémique depuis décembre 2025. Malgré 1 300 kg de matières premières périmées découvertes dans son usine, ses produits avaient été maintenus à la vente. Vendredi 2 octobre, la mission de députés chargée de faire la lumière sur ce dossier a présenté ses conclusions devant leurs collègues, le ministre de la Santé et celui de l'Industrie. Elles permettraient d’écarter le scénario redouté. 


Des protections hygiéniques (image d'illustration). Wordpress
Des protections hygiéniques (image d'illustration). Wordpress

Avec notre correspondante à Dakar,


Rien ne permet de prouver, à ce stade, que les consommateurs sénégalais ont été directement exposés dans les boutiques ou dans les supermarchés à des produits issus de la matière incriminée, comme l'explique Boye Baby, député du Pastef et rapporteur de la mission.


« Les éléments versés au dossier alimentent des interrogations sérieuses quant à la gestion des matières périmées par l’entreprise. Mais les éléments matériels et documentaires disponibles ne permettent pas d’établir de façon certaine l’utilisation de matières périmées dans le processus de fabrication », explique-t-il.



Les mêmes conclusions avaient été tirées par le ministre de la Santé en mars dernier à l’issue d’une autre mission, menée cette fois au nom de l’exécutif. Pour Serigne Guèye Diop, ministre de l'Industrie, les conditions sont aujourd’hui réunies pour tourner la page.


« Développer l’industrialisation et développer l’emploi »


« Nous avons quand même besoin de cette entreprise. Une entreprise dans cette situation-là, une fois qu’elle a été réprimée, une fois qu’elle a subi les dommages et les amendes qu’il faut, en réalité il faut maintenant lui laisser un second souffle, sinon elle va fermer tout simplement. Je ne suis pas en train de dire que la santé ne compte pas, la santé, elle prime ! Mais nous en tant que gouvernement, nous devons développer l’industrialisation et développer l’emploi », assure-t-il.


Mais l’affaire va laisser des traces, prévient la députée Pastef Rokhy Ndiaye. « Monsieur le ministre, le citoyen fait confiance à l’agence de l’État. Mais malheureusement l’affaire Softcare a ébranlé cette confiance. Une population qui doute de ses protecteurs est vulnérable », a-t-elle prévenu.


Une référence à l’ARP, l'agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique. À l'origine de la révélation de l'affaire, l'agence de l'État a fait l’objet de soupçons de corruption dans la gestion de cette crise. Son directeur général a été limogé en mars dernier par Bassirou Diomaye Faye.

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