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Burkina Faso: une première hausse du litre de gasoil en quatre ans

Le prix du gasoil est réajusté à partir de ce lundi 10 août au Burkina Faso ; le litre passe de 675 à 750 francs CFA. Le dernier réaménagement du prix du gasoil dans le pays remonte à quatre ans. L'annonce a été faite sur les antennes de la RTB, la télévision publique, ce dimanche soir. Le gouvernement accuse les transporteurs des pays voisins de venir s’approvisionner au Burkina Faso, où les prix sont relativement plus bas que chez eux.


Des véhicules circulent dans le centre-ville de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. (Image d'illustration) © AFP -
Des véhicules circulent dans le centre-ville de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. (Image d'illustration) © AFP -

La situation devenait de plus en plus difficile pour le gouvernement burkinabè, qui devait compenser la variation du prix du baril sur le marché international via des subventions pour éviter l’augmentation à la pompe. L’État a déjà dépensé près de 60 milliards de francs CFA, soit un peu plus de 90 millions d'euros depuis le début de l'année, selon Abdoul Salam Gampené, le président du Comité interministériel de fixation des prix des hydrocarbures.


La raison de cette augmentation du litre de gasoil : l'afflux de véhicules des pays limitrophes.


« La quasi-totalité des pays de la sous-région ont des prix supérieurs à 675. Les transporteurs de ces pays préfèrent venir faire le plein au Burkina. Il y a une sorte de surconsommation sur le gasoil. En juin, nous sommes déjà à plus de 365 millions de litres. D'ici la fin de l'année, si rien n'est fait, ce montant pourrait atteindre 730 millions de litres », précise Abdoul Salam Gampené.


Néanmoins, ce réajustement de 75 francs CFA à la pompe ne doit pas se répercuter sur le prix des marchandises. « Il est conseillé de ne pas procéder à une augmentation des prix de quelque manière. Toute personne qui s'exercera à vouloir augmenter les prix de façon unilatérale aura sur son chemin le code de contrôle », ajoute le président du Comité.


Selon le directeur général de la société nationale burkinabè d’hydrocarbures, Patrice Forogo, si des mesures ne sont pas prises, les stocks subiront une forte pression, mettant en danger l'approvisionnement du pays.

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