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Cameroun: poursuite des procès des violences pos-életorales d'octobre 2025

Au Cameroun, une nouvelle audience dans le procès des détenus de la crise post-électorale devant le tribunal militaire de Yaoundé a eu lieu ce jeudi 13 août. Des détenus arrêtées à la suite des élections du 25 octobre 2025, scrutin remporté officiellement par Paul Biya, âgé de 93 ans. Ils sont accusés de propagation de fausses nouvelles, de rébellion, d’attroupement et de défaut de carte d'Identité. Les débats se sont poursuivis dans deux dossiers pour 66 détenus.


Des manifestations à Garoua, au nord du Cameroun, qui ont donné lieu à des violences. Ici le 26 octobre 2025. © Welba Yamo Pascal / AP
Des manifestations à Garoua, au nord du Cameroun, qui ont donné lieu à des violences. Ici le 26 octobre 2025. © Welba Yamo Pascal / AP

Avec notre correspondant à Yaoundé,


Les discussions ont porté sur les circonstances de l'arrestation des 66 détenus, dans le cadre de la crise post-électorale au Cameroun, en octobre 2025. Le tribunal voulait savoir s'ils avaient bel et bien manifesté. Mais voilà, les détenus commencent à s’impatienter. Certains se disent épuisés, car plusieurs sont derrière les barreaux depuis dix mois, comme l'explique maître Ndam, membre du collectif d’avocats de la défense des détenus de la crise post-électorale.


« Ils ont l'impression que tout est fait pour faire trainer et les faire rester en prison pour rien. Nous comprenons leur agacement parce que ça fait bientôt un an pour certains. Donc, on espère que d'ici-là au moins ce sera fini pour qu'ils n'aient pas à passer un an en prison et après être libérés purement et simplement ».


Les avocats avaient demandé et obtenu que les affaires soient réparties en plusieurs groupes pour pouvoir être proposées à plusieurs juges. Aujourd’hui, les dossiers des détenus de la crise post-électorale passent trois fois par mois, mais l’accélération escomptée tarde à se concrétiser, selon Maître Ndam.


« Ce qui coince à l'heure actuelle, je crois que c'est peut-être l'engagement du tribunal pour une audience par mois qu'on essaye d'entendre au moins 20 personnes par jour. On aurait fait ça que ce serait déjà fini ».


Malgré la barrière de la langue, tous les détenus présents au tribunal ont été entendus, une première rappellent les avocats. L’affaire a été renvoyée au 10 septembre pour les réquisitions du ministère public

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