Centrafrique: un ressortissant suisse et un soldat tués dans une attaque au nord de Bangui
- jeunepatriotes49

- 3 août
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En Centrafrique, un ressortissant suisse et un militaire des Forces armées centrafricaines ont été tués ce samedi après-midi suite à une attaque armée au village d’Imohoro, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Bangui. Cette attaque, aux portes de la capitale, a effrayé les habitants de la localité, déjà confrontés à une insécurité récurrente. À ce stade, aucune revendication n’a été formulée et l’identité des assaillants reste inconnue. Les Forces armées centrafricaines ont renforcé les patrouilles et poursuivent des opérations de ratissage afin de retrouver les assaillants.

Avec notre correspondant à Bangui,
Dans les vidéos et les photos qui circulent sur les réseaux sociaux, on aperçoit les corps d’un militaire centrafricain et d’un homme blanc, allongés au sol en pleine brousse.
D’après les premières informations, ils s’étaient rendus dans cette localité dans le cadre d’une mission liée à la recherche d’or. L’une des victimes, un ressortissant suisse, était escorté par un sergent des Forces armées centrafricaines (FACA) lorsque leur convoi a été pris pour cible par des hommes armés non identifiés.
Alertée par les habitants, une unité des FACA, basée à Damara, à une dizaine de kilomètres du village d’Imohoro, est rapidement intervenue. Selon une source militaire, les soldats ont échangé des tirs avec les assaillants pendant quelques minutes, avant que ces derniers ne prennent la fuite.
Insécurité dans cette zone
« Les militaires ont ensuite récupéré les corps du sergent et du ressortissant suisse, qui ont été transférés à Bangui », confie cette même source. La délégation suisse en République centrafricaine n’a pas encore réagi à cette attaque.
Cette zone, située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Bangui, est régulièrement confrontée à des attaques armées, des actes de banditisme et des braquages. Les habitants vivent dans un climat d’insécurité qui limite leurs déplacements et leurs activités quotidiennes.
Les autorités centrafricaines n’ont pas encore communiqué sur les circonstances exactes de cette attaque ni sur l’identité des assaillants.




