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Côte d'Ivoire: fin de l’enlèvement des stocks résiduels de cacao, des organisations demandent des comptes

En Côte d’Ivoire, alors que le Conseil café-cacao annonce la fin de l’opération d’enlèvement des stocks résiduels de la campagne principale, sept organisations de producteurs maintiennent la pression. Elles affirment que des milliers de tonnes de cacao, pourtant inventoriées par le régulateur, seraient toujours stockées dans des coopératives. Réunis face à la presse ce mardi 11 août, leurs responsables réclament davantage de transparence sur l’opération.


Un ouvrier remplit un sac de fèves de cacao en vue de rassembler les stocks invendus de cacao dans l'entrepôt de Sekou Dagnogo, acheteur indépendant de cacao, à Fengolo, en Côte d'Ivoire, le 11 février 2026.
Un ouvrier remplit un sac de fèves de cacao en vue de rassembler les stocks invendus de cacao dans l'entrepôt de Sekou Dagnogo, acheteur indépendant de cacao, à Fengolo, en Côte d'Ivoire, le 11 février 2026.

Avec notre correspondant à Abidjan,


Pour tenter de résorber les stocks de cacao issus de la campagne principale, l’État a décidé d’en racheter 100 000 tonnes, via des opérateurs chargés de s’approvisionner directement auprès des coopératives. Mais pour les organisations professionnelles agricoles, des zones d’ombre subsistent. Elles demandent la publication de la liste complète des coopératives inventoriées avec les volumes correspondants mais aussi celle des bénéficiaires de l’opération et des quantités effectivement enlevées.


« Il y a plus de 20 000 tonnes de cacao inventoriées toujours aux mains des sociétés coopératives. Le cacao qui a été inventorié, une partie a été prise pour ceux qui ont eu la chance. Mais pour d’autres coopératives, rien n’a été pris. Nous voulons que cette liste-là soit affichée, afin que tout le monde sache qui a reçu quoi », explique Éhora Yao, le porte-parole des organisations.


Le ministre de l’Agriculture parle de spéculation

La semaine dernière, le Conseil café-cacao assurait pourtant que son engagement d’acheter les 100 000 tonnes avait été respecté. Interpellé ce mardi sur les stocks qui seraient encore présents dans certaines coopératives, le ministre de l’Agriculture parle de spéculation. Bruno Nabagné Koné insiste sur le coût déjà engagé par l’État.


« Rien que les 100 000 tonnes, c’est 280 milliards de francs CFA que cela a coûté. Imaginez que vous acceptiez de façon complaisante de faire trois, quatre, cinq fois ça, vous le financez comment ? Parce que les réserves de stabilisation servent sans doute aujourd’hui à limiter la casse. Mais elles doivent également servir à limiter la casse demain », affirme-t-il.


Prochaine échéance pour les planteurs : le 1er septembre, avec l’annonce du prix bord champ du kilogramme de cacao pour la grande campagne.


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