Des acteurs de la société civile et des politiques dénoncent le retrait de la CPI du Tchad, Mali et Burkina
- jeunepatriotes49

- 11 août
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À Paris, une conférence-débat sur le retrait du Tchad et de plusieurs États africains de la Cour pénale internationale (CPI) s’est tenue ce mardi 11 août. Cette rencontre marquée par la participation de Maître Emmanuel Altit, ancien avocat de Laurent Gbagbo et ancien conseil à la CPI, et des responsables politiques et des acteurs de la société civile venus notamment de l’Alliance des États du Sahel (AES) et du Tchad. Tous dénoncent le retrait de leurs États de la CPI.

Ils sont une vingtaine de participants et viennent notamment du Mali, du Burkina Faso et du Tchad. Les trois pays viennent de quitter la Cour pénale internationale (CPI). Abakar Assileck, homme politique tchadien, se dit étonné par le retrait de son pays.
« Ça m'a surpris parce que du 3 au 24 (juillet), le Tchad a reçu la procureure adjointe, madame Khan à N’Djamena. Ils l'ont accompagné jusqu'à la frontière entre le Tchad et le Soudan. Il y a une bonne collaboration. Qu'est-ce qui a motivé ce retrait ? Est-ce que ce sont les sanctions américaines ? », s'interroge-t-il.
Opposition aux décisions de leurs pays respectifs
Mi-juillet, le secrétaire d’État américain Marco Rubio annonçait en effet vouloir « démanteler la CPI ». Mais pour Tahir Korom, président des jeunes progressistes d’Afrique centrale, ces retraits visent surtout à échapper à la justice internationale.
Pour lui, il s’agit de « cacher les exactions commises au Soudan ». « Le Tchad est engagé dans l'envoi des armes et tout ce qui va avec. Il y a pas mal d'exactions et c'est un crime contre l'humanité. Il y a aussi des exactions au niveau interne. Pour les événements du 20 octobre [2022], ce sont des centaines de Tchadiens qui ont été assassinés. »
Le Tchad et les États de l’Alliance des États du Sahel (AES) accusent eux la CPI de cibler principalement l’Afrique. C’est un argument dépassé, estime la journaliste malienne Sadio Kante Morel. « Aujourd'hui, au moment où même Israël est inquiété par la CPI, dire que ça ne concerne que les Africains n'est plus d'actualité », estime-t-elle.
Les participants annoncent vouloir intensifier leur mobilisation pour dénoncer les retraits de la CPI et tenter d’en limiter la propagation à d’autres États africains.




