Est de la RDC: l'expulsion d'un officier congolais bloque le mécanisme vérification du cessez-le-feu
- jeunepatriotes49

- 4 août
- 2 min de lecture
Le mécanisme chargé de vérifier le cessez-le-feu entre Kinshasa et l'AFC/M23 connaît un nouveau blocage. Mi-juillet 2026, trois officiers congolais avaient été déployés à Goma pour représenter les FARDC au sein de ce dispositif. L'un d'entre eux a été expulsé des zones contrôlées par l'AFC/M23 quelques jours après son arrivée. Depuis, le mécanisme n'a toujours pas commencé ses travaux.

Derrière cet incident se joue une crise de confiance entre les deux parties. Le gouvernement congolais affirme que cet officier a été expulsé « sans raison valable ». Selon Kinshasa, cette décision vise à retarder le déploiement du mécanisme.
L'AFC/M23 présente une tout autre version. Selon plusieurs de ses sources, l'officier arrivé à Goma ne correspondrait pas à l'identité figurant dans les documents officiellement transmis aux parties. Le mouvement affirme également qu'il s'agit d'un ancien membre des renseignements militaires congolais, ayant notamment servi à Goma, et le soupçonne d'avoir été envoyé pour des activités de renseignement plutôt que pour participer au mécanisme. Selon nos informations, l'AFC/M23 avait même envisagé d'expulser les trois officiers avant de ne récuser que l'un d'entre eux.
Une erreur technique, selon Kinshasa
Des sources congolaises attribuent, elles, ce différend à une erreur technique dans la transmission des notes verbales, une première identité ayant été communiquée avant d'être corrigée. D'autres sources sécuritaires congolaises confirment que l'officier appartient aux services de renseignement, mais présentent cette expérience comme un atout en raison de sa connaissance des dossiers.
Près de quatre mois après sa création officielle à Montreux, le Mécanisme conjoint de vérification élargie (MCVE+) n'a toujours donc pas commencé ses travaux. Un blocage d'autant plus sensible que ce mécanisme devait justement permettre de vérifier les accusations de violations du cessez-le-feu que les deux camps continuent de s'échanger sur le terrain.




