L’Homme africain du patrimoine à l’homme-DATA : le numérique redessine-t-il le social en Afrique ?
- jeunepatriotes49
- 5 avr.
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En Afrique, il y a encore trois générations et peut-être moins, l’individu était défini par sa place dans la lignée. On était le fils de ; le père de celui qui va porter le nom du père, de la mère et/ou d’un parent ; un « ancêtre en devenir », dépositaire d’une mémoire collective transmise par la parole, le masque, le bronze ou le nom donné sous le baobab. Cette mémoire, profondément incarnée dans les pratiques sociales et les lieux, comme l’ont montré Halbwachs (1950) et Nora (1984–1992), façonnait l’identité et structurant les liens sociaux. Dans cette Afrique, « je suis parce que nous sommes » ; l’interdépendance et la solidarité définissaient le « je » africain (John Mbiti, 1969), mais à l’ère numérique, ce « je » devient « je suis mes données », multiples, fragmentaires et contextuelles. Une situation où l’Homme devient de la schizo-identité numérique, comme le note Turkle (2011).






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