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La disparition de journalistes dans la région des deux Congo (République Démocratique du Congo et République du Congo)

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

2 journalistes de la RDC menacés par des responsables de province à la suite de la diffusion de reportages critiques Les journalistes congolais Martin Kasongo de Radio Tokomi Wapi (à gauche) et Michaël Tenende de Top Lomami ont été menacés par des responsables de la province de Lomami les 17 et 18 août 2024, respectivement. (Photos : avec l'aimable autorisation de Martin Kasongo et de Michaël Tenende)



Par : RJP


« Les autorités locales de la province de Lomami en RDC doivent cesser leurs tentatives d’intimidation à l’égard des journalistes Martin Kasongo et Michaël Tenende et leur permettre de couvrir librement les questions d’intérêt public », a déclaré Angela Quintal, responsable du programme Afrique du CPJ, à New York. « L’attention des responsables devrait plutôt se porter sur la protection de la presse, et non sur les tentatives de censure lorsque leur gouvernance est scrutée de près. »


Le 17 août, Marie-Anne Tshiabu, maire de la ville de Kabinda, a appelé Kasongo pour lui dire qu’elle le ferait arrêter ou qu’elle « utiliserait un autre moyen », a exigé qu’il lui remette le contenu de son émission pour qu’il soit examiné avant d’être diffusé, et a menacé de fermer la station de radio privée, a déclaré Kasongo au CPJ. Selon le journaliste, les menaces de Tshiabu font suite à une émission diffusée ce jour-là au cours de laquelle Kasongo avait accusé madame le maire de collecter illégalement des taxes auprès des motos-taxis et de maltraiter les vendeurs du marché central.


Par ailleurs, le 18 août, Ananias Mukanz, inspecteur territorial de la province, accompagné de quatre personnes non identifiées, a pénétré de force dans le studio de la station privée Top Lomami alors que Tenende était en train d’évoquer, à l’antenne, la disparition d’un véhicule affrété par le bureau du président pour transporter des fonctionnaires locaux, a déclaré Tenende au CPJ.


Avant d’interrompre l’émission, Tenende a informé le public de l’attaque, et plusieurs auditeurs sont arrivés à la station et sont intervenus pour empêcher son arrestation. Mukanz et les autres intrus ont néanmoins saisi deux appareils d’enregistrement, un téléphone et un ordinateur dans le studio.

Les appels du CPJ à Mukanz, Tshiabu et au gouverneur de Lomami, Iron-Van Kalombo Musoko, sont restés sans réponse.


RDC : une journaliste contrainte de se cacher après des menaces de mort


Reporters sans frontières (RSF) se joint à son organisation partenaire Journaliste en danger (JED) pour dénoncer les menaces de mort visant une journaliste congolaise. RSF et JED demandent aux autorités de garantir sa sécurité ainsi que celle de l’ensemble des journalistes, qui n’ont bénéficié d’aucune réforme d’envergure pour améliorer leur environnement de travail depuis l’arrivée au pouvoir du président.



Par : RJP


Rozenn Kalafulo vit cachée dans une maison depuis plusieurs jours. La rédactrice en chef de la radio communautaire indépendante Pole FM a été alertée par plusieurs personnes de menaces qui auraient été proférées à son encontre par des généraux des forces armées de République démocratique du Congo (FARDC). Des témoins lui ont confié avoir surpris une conversation au cours de laquelle des hauts gradés auraient menacé de s’en prendre à elle après qu’elle a interrogé le chef de l’Etat sur les activités commerciales de certains officiers de l’armée congolaise et sur leurs potentiels liens avec des groupes armés. La question avait été posée au président Félix Tshisekedi à l'occasion d'une conférence de presse à Goma le 8 octobre dernier. 


“Les autorités provinciales du Nord-Kivu ne doivent pas minimiser cette grave menace portée contre cette journaliste qui n’a fait que soulever un sujet d'intérêt public, estime Tshivis Tshivuadi, Secrétaire général de JED.  Une enquête sérieuse doit être menée sans attendre, pour retrouver et sanctionner le groupe de généraux qui complotent contre la journaliste. Toutes   les   autorités   compétentes concernées  doivent   prendre des   mesures  appropriées   de   protection   physique   pour   cette   journaliste   visée   par   des menaces ouvertes, dans  cette  partie du pays en  proie à  l’insécurité armée depuis plusieurs années”.


“Ces menaces sont révélatrices des difficultés auxquelles sont encore confrontées les journalistes congolais dans leur travail quotidien, ajoute Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF. Malgré les discours encourageants du président élu il y a près de deux ans, aucune réforme d’envergure n’a été menée pour améliorer l’environnement de travail des journalistes. RSF et JED demandent la mise en place urgente d’un mécanisme d’alerte pour la sécurité et la protection des journalistes”.


Les exactions à l’encontre des journalistes continuent de se maintenir à un niveau élevé en RDC. Selon JED, au moins douze journalistes ont fait l’objet de menaces et d’intimidations depuis le début de l’année. Ces atteintes à la liberté de la presse sont encore très souvent le fait des autorités locales ou de membres des forces de sécurité elles-mêmes. En septembre, RSF avait documenté la vague de répression ayant touché des journalistes de la province du Sankuru. François Lendo, le directeur de la radio Radio Télé Losanganya avait été arbitrairement détenu pendant 11 jours après une plainte du gouverneur de la province.


La RDC occupe la 150e place sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF.


Atteinte à la liberté d'informer: un journaliste menacé à Mambasa


L'Observatoire de la liberté de la presse en Afrique (Olpa) a exprimé sa vive préoccupation après des menaces de représailles proférées contre Esdras Kaghoma, directeur de la radio communautaire Nia-Nia Amkeni, station émettant à Mambasa, territoire situé à 320 km de Bunia, chef-lieu de la province de l'Ituri.



Par: RJP


Le journaliste Esdras Kaghoma, selon l'Olpa, a été victime, le 26 mai, de menaces proférées par le responsable local d'une structure dénommée " Conseil apostolique des laïcs catholiques du Congo, Dido Mungwanangu.

" Ce dernier a fait irruption au siège du média, interdisant sur un ton ferme la diffusion de toute information sur le diocèse de Wamba", a indiqué l'Obsevatoire dans un communiqué du


27 mai. Il serait reproché à Dido Mungwanangu d'avoir diffusé, lors du journal parlé du 23 mai, une interview de l'évêque Sosthène Ayikuli, administrateur apostolique du diocèse de Wamba. Dans cette interview, a expliqué l'Olpa, l'évêque a évoqué la crise qui prévaut au sein du diocèse depuis la nomination contestée de l'évêque Emmanuel Ngonda, originaire de la Congrégation des missionnaires d'Afrique, en janvier 2024, appelant les membres du clergé diocésain de Wamba au respect strict de leur vœu d'obéissance à la hiérarchie catholique.


La saisine des autorités compétentes


L'Olpa a indiqué que le journaliste a déposé une plainte contre le sieur Dido Mungwanangu au poste local de l'Agence nationale des renseignements. Mais, prenant au sérieux les menaces contre ce journaliste travaillant dans une zone à haut risque pour les professionnels de la presse, l'Olpa renseigne que ces dernières sont de nature à porter gravement atteinte à la liberté d'information garantie par la législation congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l'homme. L'organisation a demandé aux autorités locales de prendre toutes les précautions pour éviter le pire.



LA VİE DE LA JOURNALİSTE İNDÉPENDANT MAKAYA ARNAUD, ANCİEN COLLABORATEUR CONGO-NEWS ET TOP CONGO TV, EST AUJOURD'HUİ MENANCÉE ET PORTÉ-DİSPARU

Arnaud MAKAYA, très apprécié par des jeunes de l’UDH-YUKİ (Union des Démocrates Humanistes-YUKİ) et bien connu pour ses prises de position radicales qui dérangent le clan au Pouvoir à été pressenti comme candidat aux élection 2026 (députation et Municipale) par son parti politique.



Par: RJP


Ce dernier à été enlevé par des hommes en uniformes le 02/05/2023 et conduit à une destination inconnue. depuis plus personne (les militants de son partis, sa famille et ses amis) n’a pas de ses nouvelles.


Espoir de la jeunesse de Brazzaville, il à tendance á aborder les sujets qui fâchent les dirigeant au Pouvoir depuis bientôt un demi-siècle.


İl a notamment beaucoup écrit sur des sujets comme :


ARTİCLE I. MORT DE GUY BRİCE PARFAİT KOLELA:


déclarant après enquête sur ce dernier n'est pas mort du Covid-19 mais plutôt empoisonné alors qu’il était dans les geôles du pouvoir. Affirmation á la version officielle de France 24 et la chaine Nationale TV Congo


ARTİCLE II. LE SCANDALE AVERDA (société de salubrité de la ville Brazzaville)


Qui est alimenté par un prélèvement systématique de 2000 franc FCA par mois sur tous les fonctionnaires Congolais. İl a révélé que cette société est dirigée par Christel dénis SASSOU NGUESSO le dauphin pressenti. Néanmoins la ville n’a jamais été aussi sale ainsi.


ARTİCLE III. İL A ɐ�GALEMENT DÉNONCÉ


L’arrestation du Général MOUKOKO JEAN MARİE MİCHEL et Mr OKOMBİ SALİSA, plusieurs opposants Politique détenus en Prison Centrale du pays pour leur prises de position pas favorable á la fratrie du Pouvoir.


tant de sujets qu’il abordait avec cette aisance de celui qui n’a pas peur de dire les choses telles qu’elles sont. ceci lui aura coûte sa liberté et qui sait sa vie. Tous ses proches et son parti Politique réclament au gouvernement et aux autorités militaires responsables de la sécurité des Congolais de faire la lumière sur cette disparition.


En cause : une série d’enquêtes sensibles qu’il mène sur les élection présidentielle survenus à Brazzaville 21 mars 2021. deux ans après les faits, le journaliste de TOP Congo TV a choisi de donner la parole aux Peuple congolais, toujours en attente de justice, dans le cadre de son travail journalistique.


Mais cette initiative a rapidement été freinée par des sources non identifiées. Selon plusieurs, celles-ci auraient commencé à exercer une pression croissante sur la journaliste.


Dans un communiqué publié en début de semaine, l’Association professionnelle Journalisme et Éthique Congo (JEC) s’est alarmée de la situation. Elle affirme que Arnaud MAKAYA craint pour sa sécurité et celle de ses proches. Difficilement joignable, la journaliste vit entre peur et incertitude. La JEC dénonce une situation où, paradoxalement, faire son métier devient un acte risqué, et invite les autorités à garantir la liberté de la presse.


Malgré ces intimidations, le premier épisode de la serie a bien été publié le 17 juillet dernier 

sur le site jeune patrioteco. La publication des prochains volets reste cependant incertaine. La RJP condamne fermement toute tentative de musellement, rappelant que ces actes d’intimidation portent non seulement atteinte à la liberté de la presse, mais ternissent


également l’image de la République du Congo, actuellement classée 71e sur 180 par Reporters sans frontières.


Burkina Faso : Un éminent journaliste toujours porté disparu deux ans plus tard


(Nairobi) – Les autorités du Burkina Faso devraient d’urgence fournir des informations sur la disparition forcée du journaliste Atiana Serge Oulon, commise par les forces de sécurité de l’État il y a deux ans, et le libérer immédiatement, ont conjointement déclaré aujourd’hui Amnesty International, Human Rights Watch, l’Observatoire Kisal, l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains – un partenariat entre la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) – et Reporters sans frontières (RSF). 


Le journaliste et écrivain burkinabè Atiana Serge Oulon signait des ouvrages au centre de presse Norbert Zongo à Ouagadougou, au Burkina Faso, en octobre 2023.  © 2023 Privé
Le journaliste et écrivain burkinabè Atiana Serge Oulon signait des ouvrages au centre de presse Norbert Zongo à Ouagadougou, au Burkina Faso, en octobre 2023.  © 2023 Privé

Le 24 juin 2024, des hommes armés se présentant comme des agents du renseignement ont enlevé Atiana Serge Oulon, âgé de 40 ans, directeur du journal L’Événement, à son domicile à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. En juillet 2024, le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a reconnu qu’un journaliste avait été arrêté pour avoir prétendument répandu de fausses informations, référence manifeste à Atiana Serge Oulon. Le gouvernement a confirmé plus tard qu’Atiana Serge Oulon et d’autres journalistes avaient été enrôlés dans les forces armées. Cependant, en mai 2026, une enquête exclusive de RSF a révélé que les forces de sécurité, y compris de hauts responsables proches du président Traoré, ont secrètement détenu et torturé Atiana Serge Oulon dans des maisons privées transformées en prisons non officielles à Ouagadougou.

« Atiana Serge Oulon a été spécifiquement ciblé par le régime en raison de son travail journalistique et a été soumis à différents types d’abus et détenu sans aucun contact avec un avocat ou des membres de sa famille », a déclaré Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF. « La famille et les amis d’Atiana Serge Oulon sont en droit de savoir ce qui lui est arrivé et d’obtenir justice. »

Atiana Serge Oulon, journaliste d’investigation connu pour avoir dénoncé la corruption au sein des forces de sécurité, avait depuis longtemps alerté sur un détournement présumé de fonds publics. Dans une investigation datant de décembre 2022, il a allégué qu’un « capitaine [de l’armée] de la région du Centre-Nord » avait détourné 400 millions de francs CFA (environ 660 000 USD) destinés aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), des auxiliaires civils appuyant l’armée. Le grade et la région de déploiement du « capitaine » correspondaient au profil du président Traoré. Quelques jours avant l’enlèvement d’Atiana Serge Oulon, les autorités ont suspendu le journal L’Événement après qu’il a réitéré les allégations de corruption.

RSF a indiqué que les forces de sécurité ont détenu Atiana Serge Oulon, ainsi que d’autres civils, dans au moins deux villas situées en face de l’ambassade des États-Unis à Ouagadougou, les ont sévèrement battus et les ont privés de nourriture. 

Depuis leur prise de pouvoir en septembre 2022, les autorités militaires du Burkina Faso ont fortement réduit l’espace civique, ciblant les médias indépendants, l’opposition politique et la société civile. Elles ont utilisé une loi d’urgence radicale de 2023, introduite pour soutenir les efforts de contre-insurrection et réprimer la dissidence, y compris par la conscription illégale et motivée par des raisons politiques de journalistes, d’activistes de la société civile, de figures de l’opposition et de membres du système judiciaire.

« Plusieurs dizaines de détracteurs du gouvernement ont été illégalement enrôlés et déployés dans des zones de combat sans entraînement adéquat », a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel à Human Rights Watch. « Cette pratique cruelle semble destinée à faire pression sur les détracteurs afin qu’ils se soumettent par la peur et la coercition. »

Les gouvernements peuvent conscrire des civils pour la défense nationale, toutefois les normes internationales exigent que le recrutement soit effectué dans le cadre d’un processus légal qui prévoit un préavis clair, des garanties de procédure régulière et la possibilité de contester la décision.


Mort d'un journaliste camerounais dans des circonstances troubles


Un journaliste porté disparu dans des circonstances floues depuis plusieurs jours au Cameroun a été retrouvé mort dimanche, ont annoncé son média et sa famille, alors que l'opposition et des organisations de défense de la presse dénoncent un "assassinat".



Martinez Zogo, 51 ans, était le directeur général de la radio privée Amplitude FM, basée à Yaoundé, et l'animateur vedette d'une émission quotidienne, Embouteillage, diffusée du lundi au vendredi et très écoutée dans la capitale camerounaise. Il avait disparu mardi dans des circonstances troubles.

Son corps a été découvert tôt dimanche matin à 15 kilomètres au nord de Yaoundé, a affirmé à l'AFP Charly Tchouemou, rédacteur en chef de la radio Amplitude FM. Ce dernier a assuré avoir reconnu sa dépouille, ajoutant que son cadavre était nu et entré en état de décomposition. Le décès a également été confirmé à l'AFP par la compagne de M. Zogo, et une source policière sous couvert de l'anonymat. Sollicitées, les autorités n'avaient pas donné suite dans l'immédiat.A l'antenne, ce journaliste engagé abordait régulièrement des affaires de corruption, n'hésitant pas à mettre en cause nommément des personnalités importantes. Il avait notamment été détenu préventivement deux mois en 2020 dans une affaire où il était accusé de diffamation. Le Comité de protection des journalistes (CPJ) avait alors réclamé sa libération et exhorté le gouvernement à dépénaliser cette infraction.Le Syndicat national des journalistes du Cameroun a dit dans un communiqué sa "consternation", dénonçant un "assassinat odieux" et appelant les travailleurs des médias à se vêtir de noir le 25 janvier pour marquer leur deuil.L'International Press Institute, organisation de défense de la liberté de la presse basée à Vienne, a exhorté les autorités camerounaises à "enquêter rapidement sur le meurtre horrible du journaliste Martinez Zogo et veiller à ce que les coupables soient traduits en justice".L'opposition politique s'est également indignée, à l'image du député de l'opposition du Social Democratic Front (SDF), Jean-Michel Nintcheu, qui a dénoncé dans un communiqué un "crime" qui "ne saurait rester impuni".

"A qui le tour?"

Sa disparition avait été confirmée par le gouvernement dans un communiqué samedi. Une enquête avait été ouverte quatre jours plus tôt pour faire la lumière sur les circonstances de sa disparition, selon une source policière ayant requis l'anonymat.L'ONG Reporters sans frontières (RSF) affirmait vendredi que M. Zogo avait été "enlevé" le 17 janvier aux alentours de 20H00 devant un commissariat de la périphérie de Yaoundé. Il a bien été vu pour la dernière fois devant un poste de gendarmerie, avait confirmé la source policière précitée, qui ajoutait ne "pas disposer d'indices pour affirmer qu'il s'agit d'un enlèvement".Sa dépouille a été acheminée dans la matinée à la morgue de l'hôpital central de Yaoundé, selon M. Tchouemou. Une foule importante y était réunie ainsi que de nombreux éléments des forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP. Une autopsie devait être réalisée sur place, a indiqué à l'AFP une membre de la famille de la victime sous couvert de l'anonymat."Il y a de nombreuses zones d'ombres concernant les circonstances de son enlèvement brutal. Les autorités doivent lancer une enquête rigoureuse, approfondie et indépendante pour établir toute la chaîne de responsabilité et les circonstances qui ont conduit à ce triste événement", a déclaré à l'AFP Sadibou Marong, responsable du bureau Afrique subsaharienne pour RSF.Dimanche, plusieurs chaînes de télévision camerounaises ont dédié leurs programmes à cet événement. Interrogée sur la chaîne Info TV, la célèbre romancière Calixthe Beyala s'est dite "abattue, attristée. Je savais qu'il était mort dès qu'on a annoncé qu'il était enlevé. On peut se poser la question : à qui le tour ? Chacun de nous peut se retrouver dans cette situation pour quelque chose qu'il aurait peut-être dit".


Un journaliste congolais porté disparu dans l’est de la RDC


Reporters sans frontières (RSF) demande aux autorités de tout mettre en oeuvre pour retrouver Hassan Murhabazi, journaliste pour une radio communautaire de Bukavu, dont les proches et la rédaction sont sans nouvelles depuis mardi matin.


Murhabazi, journaliste pour la radio Svein en RDC.
Murhabazi, journaliste pour la radio Svein en RDC.

Hassan

Hassan Murhabazi, journaliste pour la radio Svein à Bukavu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), n’a pas donné signe de vie depuis le 11 septembre. Le reporter avait quitté son domicile dans la matinée, sans emmener son téléphone portable, après avoir reçu l’appel d’un inconnu, selon le directeur de sa radio. Dans un communiqué, ce dernier a exprimé son inquiétude. Le journaliste qui anime tous les dimanches “Mkate”, une émission qui aborde notamment l’actualité politique et sociale dans le pays, reçoit régulièrement des messages menaçants. Dans des SMS envoyés à Hassan Murhabazi lundi et que RSF s’est procurés, le reporter est traité de “démon”, de “petit journaliste” et est invité à laisser Emmanuel Ramazani Shadary “tranquille”. “Des inconnus lui ont demandé d’arrêter de parler du candidat de la majorité présidentielle après l’émission qui lui était consacrée dimanche dernier”, confirme l’un de ses confrères joint par RSF.


“Nous demandons aux autorités de tout mettre en oeuvre pour retrouver ce journaliste, déclare Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF. Il est essentiel que les menaces déjà reçues par ce reporter pour sa couverture de l’actualité politique soient prises au sérieux. Les autorités congolaises ont le devoir de protéger les journalistes qui sont particulièrement exposés à trois mois de l’élection présidentielle.”


RSF n’est pas parvenue à joindre directement le gouverneur du Sud-Kivu. L'organisation lui a envoyé un message pour lui demander d’alerter les services de police et d'ouvrir une enquête.


L’élection présidentielle est prévue le 23 décembre prochain en RDC. Les atteintes à la liberté de la presse y connaissent traditionnellement une recrudescence dans les contextes pré-électoraux. Entre le 1er janvier et le 31 août 2018,  RSF a recensé 22 cas d’agressions et 35 arrestations dont la plupart ont été menées en dehors tout cadre légal. En juillet, deux journalistes menacés de mort ont été contraints de fuir leur domicile après la diffusion d’un documentaire abordant les expropriations menées sur un terrain revendiqué par le président Joseph Kabila.


La RDC occupe la 154e place dans le Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2018.


Publie


Par MUKOKO GEORGİE

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