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Le Kenya va ouvrir un centre de quarantaine pour les ressortissants américains exposés à Ebola

Le Kenya a donné son accord pour l’établissement, sur son territoire, d’un centre de quarantaine pour les ressortissants américains exposés au virus Ebola. L’information a été confirmée à RFI ce jeudi 28 mai 2026 par une source proche des autorités sanitaires kényanes. La veille, le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait promis « qu’aucun cas d’Ebola ne rentrera aux États-Unis ».


Des membres du personnel médical conduisent une jeune fille suspectée d'être atteinte du virus Ebola vers un service réservé aux patients, en août 2018, à Beni, dans le nord-est de la RDC. (Image d'illustration) © Marcelo  / AFP
Des membres du personnel médical conduisent une jeune fille suspectée d'être atteinte du virus Ebola vers un service réservé aux patients, en août 2018, à Beni, dans le nord-est de la RDC. (Image d'illustration) © Marcelo / AFP

La construction de l’infrastructure de quarantaine aurait déjà commencé, à Laikipia, dans le centre du pays, là où se trouve une base militaire des Forces de défense kényanes.

D’après des sources proches du dossier, la création de cette infrastructure réservée aux ressortissants américains exposés au virus Ebola a été décidée la semaine passée. Toutefois, un désaccord est né entre les États-Unis et le Kenya. Nairobi souhaitait ouvrir le centre à toutes les nationalités, alors que la Maison Blanche a préféré privilégier les ressortissants américains.

Pour l’heure, aucun des deux pays n’a confirmé publiquement la création de cette infrastructure. Mais dans des communications séparées, leurs autorités évoquent « des discussions en cours ».


L'annonce du centre divise au Kenya

Pendant ce temps, le président kényan, William Ruto, continue à consulter d’autres partenaires. Il a notamment convoqué le corps diplomatique à Nairobi, jeudi après-midi, afin de discuter d’« une approche globale […] de la flambée Ebola ».

Au Kenya, l’annonce de ce centre divise. Une partie de la communauté scientifique y voit une opportunité d’améliorer les infrastructures de riposte du pays. Plusieurs organisations de la société civile redoutent, quant à elles, une éventuelle propagation du virus au Kenya, qui n’a encore jamais connu un seul cas.

Les États-Unis ont, de leur côté, annoncé un nouveau financement de 80 millions de dollars pour soutenir la réponse à l’épidémie. Une première enveloppe de 50 millions avait déjà été débloquée.

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