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Mort de l’opposant Yaya Dillo au Tchad en 2024: en plus d’une enquête internationale, son frère veut saisir la CPI

10 sept.
2 min de lecture

De passage à Paris, l’opposant Ousmane Dillo a fait le point sur les demandes d’enquête déposées en France et à l’ONU concernant la mort de son frère, Yaya Dillo, tué en février 2024 lors d’un assaut de l’armée contre le siège du Parti socialiste sans frontières, à Ndjamena. « Il veut que l'on saisisse aussi la Cour pénale internationale parce que l'assassinat de son frère s'inscrit dans les attaques systématiques de l'opposition pour des motifs politiques » alors que la « justice [...] ne fait rien », a déclaré Pierre Masquart, l’avocat du général et chef rebelle.


Le siège du Parti socialiste sans frontière (PSF) de Yaya Dillo, détruit après la mort de l'opposant tchadien. © AFP
Le siège du Parti socialiste sans frontière (PSF) de Yaya Dillo, détruit après la mort de l'opposant tchadien. © AFP

Deux ans et demi après la mort de Yaya Dillo à Ndjamena, son frère, le général Ousmane Dillo, de passage en France, appelle à une enquête internationale indépendante.


Devant la presse, dans une salle de l'Assemblée nationale, aux côtés d'opposants tchadiens et de ses avocats, Ousmane Dillo a demandé que la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du président du Parti socialiste sans frontières (PSF), le 28 février 2024, lors d'un assaut mené par l'armée contre le siège de la formation, dans la capitale du Tchad.


Ses proches parlent d'un assassinat. Les autorités tchadiennes, elles, avaient affirmé que Yaya Dillo avait succombé à ses blessures après un échange de tirs.


« Il avait écrit au président de la République française qui ne lui a pas répondu »


Pierre Masquart, l'un des avocats d'Ousmane Dillo, rappelle au micro de Magali Lagrange : « Nous avons déposé il y a quelques temps maintenant, en 2025, une plainte devant le Tribunal judiciaire de Paris qui est toujours pendante. Mais parallèlement à cela, nous avions aussi, à la demande de monsieur Ousmane Dillo, saisi les rapporteurs spéciaux de l'ONU et Monsieur Ousmane Diallo souhaitait pouvoir lancer un nouvel appel à cette enquête internationale indépendante qui permettrait de faire toute la lumière sur les causes de l'assassinat de son frère. Il avait écrit au président de la République française qui ne lui a pas répondu. Il n'a même pas eu d'accusé de réception ».


L’avocat poursuit : « Monsieur Ousmane Dillo veut que l'on saisisse aussi la Cour pénale internationale, parce que l'assassinat de son frère s'inscrit dans les attaques systématiques contre l'opposition pour des motifs politiques et une justice qui ne fait rien. Tout cela peut justifier aujourd'hui une saisine de la Cour pénale internationale. Il faut se dépêcher puisqu’effectivement, le Tchad a décidé de s'en retirer : il faut le faire avant la fin juillet 2027. »

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