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Rapprochement entre le Mali et l'Algérie: «Le primat du politique sur le militaire doit être une clause du deal»

Après plus d'un an de crise aiguë, le Mali et l'Algérie ont annoncé vendredi dernier le rétablissement de leurs liens diplomatiques. Une décrispation qui a surpris, alors qu'aucun signal ne l'avait laissé présager et que le Mali accusait avec virulence l'Algérie de « complicité » avec les « groupes terroristes » actifs à la frontière entre les deux pays : les jihadistes du Jnim, liés à al-Qaïda, et les indépendantistes du FLA. Quel rôle ont joué la Russie ou le Niger dans ce dégel ? La stratégie essentiellement militaire du Mali face aux groupes armés pourrait-elle évoluer avec l'implication d'Alger, qui prône le dialogue ? Ce rapprochement est-il crédible ou s'agit-il d'une énième péripétie diplomatique ? Michaël Béchir Ayari est analyste principal sur l'Algérie au sein de l'International Crisis Group (ICG), et auteur d'un rapport à paraître ce mercredi, intitulé Algérie-Mali : consolider la détente. Invité d'Afrique matin, il répond aux questions de David Baché.


Le président de transition au Mali, le général Assimi Goïta, au deuxième sommet de l'Alliance des États du Sahel (AES) sur la sécurité et le développement, à Bamako, le mardi 23 décembre 2025. AP
Le président de transition au Mali, le général Assimi Goïta, au deuxième sommet de l'Alliance des États du Sahel (AES) sur la sécurité et le développement, à Bamako, le mardi 23 décembre 2025. AP

By rédaction jeunepatriotenews






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