RDC: 22 ans après, les banyamulenge commémorent le massacre de Gatumba
- jeunepatriotes49

- 14 août
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En République Démocratique du Congo (RDC), la communauté banyamulenge continue de réclamer justice 22 ans après le massacre de Gatumba. Dans la nuit du 13 au 14 août 2004, 166 membres de la communauté ont été massacrés dans un camp de Gatumba, au Burundi. Les banyamulenge accusent les rebelles burundais du FNL d’Agathon Rwassa d’avoir commandité ce massacre. Jeudi 13 août, plusieurs centaines de membres de la communauté banyamulenge venus de tout le Sud-Kivu se sont rassemblés à Bukavu.

Vêtu de noir en signe de recueillement, Robert Mutanga est l’un des rescapés du massacre de Gatumba. Il a fait le déplacement d’Uvira pour venir témoigner et partager ses souvenirs douloureux avec ses compatriotes réunis à Bukavu : « Deux personnes ont tenté de me poursuivre mais j'ai réussi à m'enfuir. Ils ont même tiré sur moi mais gloire à Dieu, je n'ai pas été atteint. Mais beaucoup de mes amis sont tombés. Ça m'étonne de constater que 22 ans après, les auteurs de ce massacre ne sont toujours pas inquiétés! »
De son coté, Jeanne Namunezero raconte avoir perdu trois tantes à l'époque. Elle s’inquiète pour les générations futures et exhorte au vivre-ensemble : « Souvent les gens sont victimes de préjugés. Il faut qu’il y ait une cohabitation pacifique et sincère entre les communautés qui vivent au Rwanda, au Burundi ou au Congo. Il ne faut pas seulement en parler, il faut le vivre ! »
Dans son discours, le président de la communauté banyamulenge de Bukavu, Emile Mutware, a rappelé que beaucoup vivent toujours dans l'attente. « Nous demandons à la communauté internationale d’honorer la promesse de justice faite aux victimes au lendemain de ce crime. Au gouvernement actuel de la RDC, nous vous demandons d’arrêter les attaques sur Minembwe et ses environs, de sanctionner ceux qui tiennent des discours de haine et d’ouvrir un corridor humanitaire pour Minembwe » 22 ans après, les banyamulenge continuent à clamer haut et fort : plus jamais ça.




