RDC: après des échanges tendus, l’ex-ministre Constant Mutamba quitte l'audience de son procès
- jeunepatriotes49

- 28 juil.
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Coup de théâtre lundi 27 juillet en République démocratique du Congo, dans le procès de l'ancien ministre de la Justice Constant Mutamba. Il a quitté l'audience de la Cour de cassation dans le procès lié au Fonds de réparation des victimes des activités illicites de l'Ouganda, parce qu'il dénonce des irrégularités de procédure.

Constant Mutamba avait déjà été poursuivi et condamné dans une précédente affaire de détournement, alors qu’il était garde des Sceaux. L’affaire s’était soldée en 2025 par un verdict de trois ans de travaux forcés, qu’il purge actuellement sous résidence surveillée. Pour ce nouveau procès, qui en est à sa deuxième audience, il dénonce la violation de ses droits de la défense.
Dès l’ouverture de l’audience, Constant Mutamba lève la main pour présenter des exceptions de procédure. Mais le président de la Cour donne d’abord la parole à son coaccusé, Chancard Bukolela, ancien coordonnateur du Fonds de réparation des victimes des activités illicites de l'Ouganda (FRIVAO). L’ancien ministre proteste. Les échanges se tendent, son micro est coupé. Quelques instants plus tard, il quitte la salle d’audience.
Une prochaine audience le 31 juillet
À la sortie, devant la Cour de cassation, Constant Mutamba dénonce ce qu’il qualifie de procès politique et affirme que ses droits sont bafoués. « Ils se sont décidés à ressurgir un dossier qui avait déjà été clôturé. Un faux dossier. Vous n’allez pas bafouer les droits de la défense autant que vous voulez. La Cour nous refuse le droit de soulever des exceptions et les moyens à notre disposition. Nous refusons de cautionner l’arbitraire.
Qu’ils me condamnent à mort, je boirai la ciguë comme Socrate et je mourrai pour la justice et la vérité », déclare-t-il.
Malgré ce départ, les juges poursuivent les débats. Chancard Bukolela est interrogé sur les décaissements contestés de plus de 20 millions de dollars destinés aux victimes de la guerre des années 2000 à Kisangani. Selon l’accusation, ces paiements auraient été ordonnés par Constant Mutamba.
La défense entend notamment contester la compétence de la Cour de cassation à juger un prévenu qui ne jouit plus des privilèges, ainsi que la régularité de la procédure. La prochaine audience est fixée au vendredi 31 juillet. Reste à savoir si l’ancien ministre choisira de revenir devant les juges, ou de maintenir son boycott.
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