RDC: après la libération de 15 détenus, les divergences persistent entre Kinshasa et l’AFC/M23
- jeunepatriotes49

- 10 août
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En RDC, la remise de quinze détenus à l’AFC/M23 a été saluée par le Qatar et les États-Unis comme une première mesure de confiance dans le processus de Doha. Mais derrière cette opération réussie sur le plan logistique, les divergences restent nombreuses. L’AFC/M23 conteste la composition du groupe qui lui a été remis et affirme que la procédure prévue n’a pas été entièrement respectée. Surtout, les différentes listes établies au fil des négociations ne correspondent plus entre elles et les deux camps continuent de se renvoyer la responsabilité sur la réciprocité des libérations.

Dans un premier temps, les 15 libérations ne règlent pas la question des listes. Selon l’AFC/M23, seuls neuf des 15 hommes figuraient parmi les 768 noms transmis à la médiation. Parmi les six autres, un serait Ougandais sans lien avec le mouvement. Les cinq autres, arrêtés notamment au Katanga, en Ituri et à Kinshasa, ne figuraient pas non plus sur cette liste.
Or, en avril, le périmètre était encore différent : 311 personnes réclamées par l’AFC/M23 avaient été identifiées dans les prisons gouvernementales. En sens inverse, 166 personnes relevant de la partie gouvernementale avaient été identifiées parmi les détenus de l’AFC/M23.
Des désaccords sur la procédure
La deuxième divergence est la procédure. L’AFC/M23 affirme que l’itinéraire convenu devait être Kinshasa, Entebbe, Kisoro puis Bunagana. Les 15 hommes ont finalement été acheminés à Beni, avant d’être remis au CICR puis transportés via l’Ouganda. Benjamin Mbonimpa, secrétaire exécutif de l’AFC/M23, les a reçus à l’arrivée.
Le mouvement estime donc que le schéma prévu n’a pas été respecté. Kinshasa, le Qatar et les États-Unis retiennent au contraire le succès du transfert et sa conformité au processus de Doha.
Reste la réciprocité. L’AFC/M23 affirme avoir déjà mis à disposition plusieurs milliers de militaires et combattants du camp gouvernemental. Les discussions de Montreux avaient, elles, porté sur environ 2 000 à 3 000 militaires identifiés. Pour la suite, aucun nouveau transfert n’est encore annoncé. L’AFC/M23 réclame désormais une liste actualisée et un calendrier précis. Et le CICR rappelle qu’une nouvelle opération nécessitera d’abord un nouvel accord entre les parties.




