RDC-Rwanda: la mise en oeuvre de l'accord de paix passe par une solution concernant les FDLR
- jeunepatriotes49

- 17 août
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Nouvelle étape dans la mise en œuvre de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Réunis les 12 et 13 août 2026 à Genève, les deux pays ont avancé deux nouvelles initiatives pour mieux vérifier leurs engagements sur le terrain. Kinshasa a également présenté son plan de désarmement, démobilisation et réintégration des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ces hommes armés rwandais. Mais surtout, la RDC et le Rwanda vont revoir le document qui organise concrètement leurs opérations. Où en est exactement le processus ?

Il faut repartir du calendrier. Le 31 octobre 2024, un premier cadre est adopté. La RDC doit neutraliser les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), groupe armé composé à l'origine d'anciens génocidaires rwandais et aujourd'hui d'hommes armés qui continuent de semer le trouble en RDC. En parallèle, le Rwanda doit désengager ses forces et lever ses mesures dites défensives.
À l’époque, le calendrier est précis : ces opérations doivent être réalisées dans un délai de trois mois. Mais près de onze mois plus tard, les 17 et 18 septembre 2025, Kinshasa et Kigali négocient encore un ordre opérationnel pour traduire ce cadre en actions concrètes. Sa mise en œuvre devait commencer le 1er octobre 2025. Puis, pendant près de dix mois, le dossier avance difficilement.
Le 28 juillet 2026, Kinshasa annonce qu’une faction des FDLR a accepté un protocole de désarmement, démobilisation et cantonnement. Et cette semaine, la RDC présente son plan de désarmement et de réintégration.
Mais une divergence demeure : le Rwanda rejette le principe d’un désarmement négocié avec les FDLR et insiste sur leur neutralisation, telle que prévue dans les engagements de Washington.
Et plus de dix mois après le début prévu de l’ordre opérationnel, les moyens de vérifier concrètement les engagements sont toujours en construction.
Prochaine étape : les 16 et 17 septembre 2026, à Genève. Puis, en octobre 2026, une conférence doit produire un ordre opérationnel révisé. Autrement dit, près de deux ans après le premier cadre et plus de dix mois après le début prévu des opérations, il faut encore revoir la manière de les conduire et de vérifier leur exécution.




