Soudan: la société civile rejette le dialogue national proposé par le général al-Burhan
- jeunepatriotes49

- il y a 2 jours
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Une réunion de forces politiques et d’organisations de la société civile soudanaise opposées à la guerre dans leur pays s’est achevée, dimanche 23 août, à Addis-Abeba, en Éthiopie. Celles-ci ont alors annoncé leur rejet du dialogue national proposé par le général Al Burhan, le chef de l'armée, dans lequel elles ne voient qu'une mascarade, les Forces de soutien rapide du général Hemedti n'y étant pas conviées.

Avec notre correspondante à Nairobi,
« Nous ne participerons pas au dialogue convoqué par le général al-Burhan et n’en reconnaîtrons pas les conclusions », peut-on lire dans le communiqué final de la la rencontre d'Addis-Abeba qui a réuni ce week-end en Éthiopie des membres du parti du Congrès national, le mouvement Umma, la coalition pacifiste Summud ainsi que des organisations de la société civile soudanaise.
Ses signataires estiment d'abord que cette initiative est incapable de constituer une démarche sérieuse pour ramener la paix au Soudan. « Aucun processus ne saurait être crédible sans arrêt des combats », a rappelé, dimanche 23 août, l’ancien Premier ministre Abdallah Hamdok.
Ensuite, les partis et les organisations réunies dans la capitale éthiopienne estiment que ce dialogue n’est rien d'autre qu’un simulacre destiné en fait à légitimer l’autorité du commandant de l’armée arrivé au pouvoir par un coup d’État. Enfin, l'initiative sanctionnerait de facto une partition du pays, s'inquiètent-ils.
« Nous voulons arrêter la guerre, pas des chaises de pouvoir sans valeur », a écrit sur X Khalid Omer Youssif, vice-président du parti du Congrès.
En lieu et place, les acteurs réunis à Addis-Abeba proposent une feuille de route pour la paix articulée autour de trois grands axes : la définition d’un couloir humanitaire d’urgence d'une part, un cessez-le-feu permanent de l'autre, et enfin une gouvernance définie par la société civile.




