top of page

Tchad: au procès d’Abdoulaye Miskine, la défense du rebelle centrafricain met en doute la parole des parties civiles

1 sept.
2 min de lecture

Le procès d’Abdoulaye Miskine, chef et fondateur du groupe armé Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), et de trois de ses coaccusés, a été consacré lundi 31 août à l’audition de parties civiles venues spécialement de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique. Cet ex-rebelle, arrêté en 2019, est poursuivi pour création d’un mouvement insurrectionnel, viol, assassinat, torture ou encore séquestration.


Une vue de Ndjamena en mars 2024. AFP - -
Une vue de Ndjamena en mars 2024. AFP - -

Avec notre correspondante à Ndjamena,


La troisième journée d’audience a eu lieu le 31 août 2026 pour Abdoulaye Miskine et trois membres de la rébellion centrafricaine.


Les deux premières audiences avaient été reportées à cause de l’absence des parties civiles. Une partie des personnes constituées parties civiles ont fait le déplacement depuis la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine (RCA) jusqu’à Ndjamena afin de participer au procès.


« Nous disons qu'il y a même eu crime contre l'humanité »


Ce lundi a été consacré à l’audition de ces parties civiles. Ces derniers ont fait face à Abdoulaye Miskine, à ses codétenus, et à leurs avocats.


Mahamat Diga Dimbaye, coordinateur national des Associations de la société civile (Cascidho), souligne : « Les victimes reprochent à Abdoulaye Miskine des viols, des tueries, des tortures, des disparitions forcées. Nous, nous disons qu'il y a même eu crime contre l'humanité. Parce qu’Abdoulaye Miskine a visé les communautés tchadiennes à la frontière, les a tuées, a pris leurs biens et tout ce qu’elles avaient comme richesses. »


Mais Abdoulaye Miskine et ses avocats mettent en doute la parole des parties civiles et relèvent des incohérences de dates et de lieux dans leurs récits.


Mahamat Diga Dimbaye relativise : « C’est normal pour les avocats d’Abdoulaye Miskine, parce que là, ils visent l'âge des victimes. Mais les avocats d'Abdoulaye Miskine ne sont pas allés dans le fond, donc ils sont en train d'amuser, c'est-à-dire de chercher à perturber nos victimes par rapport à des questions qui ne sont pas des questions de fond. »


Suite des instructions et réquisitions du ministère public


À l’ordre du jour, ce mardi, sont prévues la suite des instructions et les réquisitions du ministère public, en attendant les plaidoiries des avocats.


Abdoulaye Miskine, chef et fondateur du groupe armé Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), et ses codétenus, ont été interpellés en 2019. Depuis, ils sont incarcérés au Tchad en attente d'un jugement. Ils sont poursuivis pour création d’un mouvement insurrectionnel, viol, assassinat, torture ou encore séquestration.

bottom of page