Tchad: des délestages récurrents à Ndjamena depuis l’incendie de la centrale électrique de Farcha
- jeunepatriotes49

- il y a 6 jours
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Au Tchad, les délestages sont devenus récurrents ces dernières semaines dans certains quartiers de Ndjamena. La situation s’est aggravée depuis l’incendie fin juillet de la centrale thermique de Farcha 1. Les autorités avaient annoncé une enquête pour établir les responsabilités et proposé des solutions d’urgence, comme l’installation de centrales mobiles et le renforcement des producteurs indépendants.

Avec notre correspondant à Ndjamena,
Le président de la République a même décidé de céder sa propre ligne électrique pour privilégier les ménages. Mais sur le terrain, rien n’a changé, estiment les consommateurs qui continuent de se plaindre, tandis que les responsables de la société Tchad Elec assurent que des efforts sont en cours.
À Toukra, dans le 9e arrondissement de la capitale, Fidèle Sakor et sa famille vivent dans l’obscurité depuis bientôt un mois. Tout leur quartier est privé d’électricité : « Franchement, ça nous arrange pas, c'est pas la peine, décrit-il. Nos enfants sont en vacances. S'il y a l'électricité, on pourra les maintenir à la maison, ils vont suivre la télé ou autre. Là, quand il y a pas la lumière, les brigands peuvent se cacher dans les rues et puis faire du mal aux gens. Ils ont dit que vers août, ils vont maintenant lancer quelques mégawatts de gaz, mais rien. »
Un manque à gagner
Pour cet électricien indépendant, ces délestages représentent un manque à gagner. Il est incapable de joindre les deux bouts. « Les petits travaux qui pourraient nous arranger à trouver de quoi vivre avec la famille, pour les dépannages par exemple. Mais quand on vient et qu'il y a la coupure, on est obligés de repartir. »
Néradingam Samedi, gérant d’une alimentation, déplore la perte de ses clients. Ses produits ne sont plus frais, faute d’électricité. Lui doit continuer à payer ses taxes mensuelles : « Les clients sont un salaire. Pourtant, nous devons continuer à payer nos charges même lorsque notre chiffre d'affaires diminue. Nous demandons surtout une électricité plus stable au Tchad, parce que les coupures répétées durant notre travail très difficile. »
Contactés, les techniciens de Tchad Elec expliquent qu’il faudra du temps pour relancer les groupes incendiés sans préciser de délai. De nouveaux équipements sont nécessaires, Tchad Elec assure être à pied d’œuvre.




