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Cameroun: des milliers de taxis arrêtés pour non-conformité à de nouvelles règles d'indentification

8 oct.
2 min de lecture

La ville de Yaoundé, qui veut créer une base de données centralisée des chauffeurs de taxi, impose désormais des QR codes et des numéros uniques sur les portières de chaque taxi. Un élément qui permettra aux passagers de vérifier l'identité du chauffeur et la conformité du véhicule. Depuis le début de la semaine, la mairie de la ville est passée à la phase répressive. Des milliers de taxis sommés de se conformer ont été mis en fourrière par les forces de l'ordre. Des centaines de chauffeurs font la queue devant l'hôtel de ville. 


Vue d'ensemble de l'une des artères principales du marché central de Yaoundé, le 8 octobre 2025.
Vue d'ensemble de l'une des artères principales du marché central de Yaoundé, le 8 octobre 2025.

Avec notre correspondant à Yaoundé,


Plusieurs dizaines de chauffeurs de taxi obstruent l'entrée principale du bâtiment de l'hôtel de ville. Ils essaient d'entrer en possession du numéro de portière électronique et du QR code qui remplacent les anciens numéros.


Certains, comme Alain Bertin, sont là depuis le matin. « La voiture, on l'a mise en fourrière. Quand vous payez, il n'y a aucun reçu. On peut attendre encore une semaine, les voitures seront toujours garées », explique-t-il.


Les chauffeurs avaient jusqu'au 5 septembre pour se conformer à la nouvelle règle. Le délai passé, la mairie de la ville est entrée dans la phase répressive. Plus de 3 000 taxis ont été mis en fourrière. Ondoua Thomas, qui préside le Syndicat national des conducteurs des transports urbains et interurbains (SYNATURCAM), dénonce ce qu'il qualifie de « gouvernance par embuscade ». « C'est vrai que la date butoir, c'était le 5, mais pourquoi lancer le contrôle pendant que les gens sont en train de s'enregistrer ? Qu'est-ce qu'on veut finalement ? », s'interroge-t-il.


Du côté de la mairie de la ville, on condamne le laxisme des chauffeurs qui ont attendu la phase répressive pour se mettre en ordre. « On pense qu'on a un peu plus de 30 000 taxis en circulation dans la ville de Yaoundé. On a déjà réussi à en enregistrer plus de 20 000. Vous comprenez que ceux-ci, ce sont des retardataires et ils n'ont qu'à prendre leur mal en patience, ils seront enregistrés », assure Patrick Mfoulou, chef de la cellule des transports publics et de la mobilité douce à la mairie de Yaoundé.


La numérisation des numéros de portière vise notamment, selon les autorités, à renforcer la sécurité des usagers, mais elle permettra aussi d'avoir une idée claire sur le nombre de taxis en circulation et leurs propriétaires.



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