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Niger: Niamey dénonce des manquements des sociétés pétrolières chinoises cinq mois après un accord

il y a 2 jours
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Au Niger, les autorités dressent un bilan, cinq mois après la signature d'un protocole de partenariat avec les sociétés pétrolières chinoises qui exploitent et transportent le pétrole dans le pays. Signé en mai dernier, après un an de discussions, cet accord avait mis fin à un bras de fer entre le Niger et ces sociétés chinoises. Cinq mois plus tard, le ministre des Affaires étrangères a rencontré cette semaine les directions de la CNPC, de Wapco et de la Soraz. Lors d'un point de presse, Bakary Yaou Sangaré a dénoncé des manquements de la part de ces sociétés et leur a demandé de se conformer à leurs engagements dans un délai de 45 jours.


Des ouvriers nigériens et chinois sur le chantier d'un oléoduc, au Niger.
Des ouvriers nigériens et chinois sur le chantier d'un oléoduc, au Niger.

3 000 milliards de francs CFA, soit environ 4,57 milliards d'euros. C'est le chiffre avancé par le ministre nigérien des Affaires étrangères. Il correspond, selon Bakary Yaou Sangaré, au montant des recettes pétrolières qui n'ont pas été rapatriées au Niger par la CNPC, la China National Petroleum Corporation, l'acteur principal, depuis le début des exportations de brut, il y a deux ans et demi.


Le ministre chiffre à 17 milliards de francs CFA, soit environ 25,9 millions d'euros, le manque à gagner pour le Trésor public nigérien. Ces sociétés, précise-t-il, disposent de comptes bancaires à l'étranger, notamment à Paris et à Hong Kong. Niamey demande donc le rapatriement des recettes. Autre point soulevé : la sous-traitance locale. Le Niger demande aux partenaires chinois le détail des contrats passés.


Les autorités nigérianes donnent 45 jours pour réagir

Concernant la nigérisation du personnel de ces entreprises, les autorités nigériennes affirment qu'elles n'ont pas reçu les plans attendus, que les recrutements prévus n'ont pas commencé, pas plus que les audits des ressources humaines.


Au moment où le pays connaît des tensions dans son approvisionnement en carburant, Niamey dénonce aussi une baisse de la production de la raffinerie de Zinder, qui fonctionnerait à 75 % de sa capacité.Tout en précisant qu'elles entendent poursuivre le partenariat, les autorités fixent à leurs partenaires un délai de 45 jours pour leur répondre.

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