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«Comment ne pas te louer», un refrain bien connu des chrétiens composé par un religieux camerounais

28 sept.
2 min de lecture

C'était l'un des moments forts de la visite du pape Léon XIV en France, vendredi 25 septembre. Lors de la veillée de prière au Stade de France, près de 80 000 jeunes reprennent en chœur le célèbre chant gospel « Comment ne pas te louer ». Le lendemain, la chanson résonne encore, cette fois parmi des milliers de bénévoles réunis sur les Champs-Élysées. Derrière ce refrain devenu familier des chrétiens se trouve un Camerounais.


Des jeunes participent à une veillée de prière présidée par le pape Léon XIV au Stade de France, à Saint-Denis, en banlieue parisienne, le 25 septembre 2026, dans le cadre de sa visite de quatre jours en France.
Des jeunes participent à une veillée de prière présidée par le pape Léon XIV au Stade de France, à Saint-Denis, en banlieue parisienne, le 25 septembre 2026, dans le cadre de sa visite de quatre jours en France.

Avec notre correspondant à Yaoundé,


Ce chant a été composé en 2009 par un Camerounais, le père spiritain Aurélien Bollevis Saniko Teponnou. Mais les premières notes, témoigne le religieux, lui sont venues à l’adolescence, lorsqu’il a guéri d’une grave maladie. Dix-sept ans après son enregistrement, « Comment ne pas te louer » reste un refrain bien connu des chrétiens et une fierté nationale au Cameroun.


En a cappella, comme avec Anne-Sophie à la sortie du culte dominical, ou repris par la chorale des jeunes de la paroisse de Messamendongo, dans le quatrième arrondissement de Yaoundé, l’écho du chant « Comment ne pas te louer » fait honneur au Cameroun. « C’est une grande joie qu’un héritage camerounais soit partagé dans le monde à travers plusieurs cultures, plusieurs personnes », explique Anne-Sophie, étudiante.


Au Cameroun, beaucoup ignorent le nom de l’auteur de ce chant, mais savent qu'il s'agit d'un Camerounais. Et aujourd’hui, le morceau transcende les générations. « C’est une fierté de savoir que c’est quelqu’un de chez nous qui a chanté ça et c’est connu quand même partout », s'enthousiasme Roxane, tout juste 16 ans.


Il y a trois ans, un challenge a même été lancé sur TikTok. Quelque 90 000 vidéos ont été publiées sur cette chanson en quelques semaines. Alexis Bakond, directeur artistique du Chœur des Poccoli, explique les clés d’une telle percée : « Comment ne pas te louer, c’est un refrain très simple, c’est une structure très basique, c’est deux mesures tout juste et très répétitives qui peuvent être reprises par n’importe quel mélomane. »


« Cette simplicité-là, c’est une inspiration divine, estime le père Grégoire Mani ndzié, curé de la paroisse de Messamendongo. Le père Aurélien a certainement eu un bienfait de Dieu et, pour rendre gloire à Dieu, il a exulté, il a éclaté en joie en composant ce chant "Comment ne pas te louer". Et nous, nous nous réjouissons que l’Évangile soit proclamé par ce chant. »


En mai dernier, au cours d’une audience avec le Premier ministre camerounais Joseph Dion Nguté, des hommes d’affaires chinois ont eux aussi fait interpréter cette chanson par des chanteurs chinois, ce qui n’a pas laissé l’assistance indifférente.

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