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Congo Nouveau : « Perquisitions en Belgique, dossier de 17 millions USD aux USA : le régime Tshisekedi sous pression ? »

il y a 18 heures
3 min de lecture

Les journaux et médias en ligne congolais analysent et commentent largement, ce lundi 19 octobre, les perquisitions menées en Belgique au domicile du président de la République et dans des propriétés liées à des membres de sa famille, dans le cadre d’accusations de blanchiment d’argent, de détournement de fonds et de corruption. Ils reviennent également sur une affaire portant sur 17 milliards de dollars, qui fait l’objet d’une controverse aux États-Unis et implique une entreprise de sécurité. Enfin, les médias se penchent sur les débats suscités par la création du Front pour la refondation de la nation (FRN) par l’ancien président Joseph Kabila.


Le président Félix Tshisekedi lors de la cérémonie marquant les 10 ans du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD), le 20 août 2026 Celcom Présidence
Le président Félix Tshisekedi lors de la cérémonie marquant les 10 ans du Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD), le 20 août 2026 Celcom Présidence

Congo Nouveau : « Perquisitions en Belgique, dossier de 17 millions USD aux USA : le régime Tshisekedi sous pression ? ».

Le journal détaille le coup de froid diplomatique survenu après la perquisition, le 14 octobre, par la justice belge, des résidences de proches du président congolais dans le cadre d'une enquête pour blanchiment ouverte à la suite d'une plainte d'ONG katangaises. En guise de riposte institutionnelle, la Présidence de la République a interdit à ses membres tout contact avec l'ambassade de Belgique, provoquant la surprise et les regrets du ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot.

EcoNews relaye également cette affaire en parlant de relations « je t'aime, moi non plus », tout en soulignant qu'à Washington, un virement de 17,6 millions de dollars effectué en mai 2025 depuis un compte affilié au gouvernement congolais vers une société texane de défense agite les cercles du pouvoir américain et fragilise Kinshasa sur fond de rivalités entre proches de Donald Trump.

Face à cette séquence, Le Phare et Infos27 reviennent sur le vibrant appel des eurodéputés belges Elio Di Rupo et Hilde Vautmans qui somment l'Union européenne de sortir de son « silence assourdissant » en adoptant des sanctions ciblées contre les responsables de la déstabilisation de la RDC.


Joseph Kabila à la tête du Front pour la refondation de la nation


Les journaux commentent également la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement politico-militaire dirigé par l’ancien président Joseph Kabila. Cette nouvelle structure est présentée comme prenant le relais de la coalition rebelle AFC-M23, autrefois dirigée par Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa.

Le Phare et Congo Nouveau qualifient cet acte de « baiser du maquis », soulignant que l'ancien chef de l'État a pris de court ses propres alliés politiques à Kinshasa, notamment la plateforme C64 et les confessions religieuses (CENCO-ECC) qui se retrouvent aujourd'hui dans un « vertige » stratégique et une impasse morale.


Pour Le Quotidien et La Prospérité, qui reprennent l'analyse de l'ambassadeur André-Alain Atundu et de l'acteur politique Germain Kambinga, cette projection de Kabila au-devant de la scène armée constitue une « manœuvre cynique » et une « erreur monumentale » visant à dépecer le pays et à effacer les responsabilités dans l'agression rwandaise.

Face à cette menace d'une « attaque générale » dénoncée par le gouvernement par la voix de Patrick Muyaya, la réaction des institutions ne s'est pas fait attendre. Comme le relaye Infos27, le vice-Premier ministre de la Défense, Guy Kabongo Muadiamvita, a suspendu jusqu'à nouvel ordre toutes les autorisations de sortie à l'étranger pour les officiers généraux et supérieurs des FARDC. De son côté, à l'échelle de la capitale, Congo Nouveau et EcoNews rapportent que le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a présidé un Conseil de sécurité élargi pour recadrer ces menaces, affirmant sans détour face aux alarmistes : « Il n'y aura rien ! ».

Pendant ce temps au Grand Katanga, l'armée a décrété la mobilisation générale pour parer à toute tentative d'incursion ou de déstabilisation dans cette partie stratégique du pays. Par ailleurs, pour consolider l'autorité de l'État face aux soubresauts, la société civile locale intensifie ses appels à un dialogue inclusif centré sur la paix et la cohésion nationale.


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