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Togo: l'opposition et la société civile rejettent toujours tout dialogue avec le pouvoir

il y a 5 heures
2 min de lecture

Au Togo, plusieurs coalitions de partis d'opposition et d'organisations de la société civile rejettent toujours tout dialogue avec le pouvoir. Après la réforme constitutionnelle - mars 2024 - qui a changé le régime présidentiel en régime parlementaire, ces coalitions - regroupées dans le Manifeste Génération Togo - exigent la mise en place d'une période de transition.


Vue générale de Lomé, Togo © AP Lomé
Vue générale de Lomé, Togo © AP Lomé

Les protestataires s'appuient sur l'arrêt de la Cour de justice de la Cédéao, publié en janvier 2026, et qui juge Lomé coupable d'avoir procédé à un « changement anticonstitutionnel de gouvernement ».


Le Manifeste Génération Togo renouvelle son refus du dialogue avec les autorités, en réaction aux déclarations du ministre des Relations avec les Institutions, Gilbert Bawara tenues, il y a une semaine.


C'est en effet l'intervention de Gilbert Bawara devant le Parlement qui a poussé le Manifeste Génération Togo à réagir. Il était interpellé par une députée de l'opposition qui déplorait que le président du Conseil, Faure Gnassingbé - également médiateur de l'Union africaine dans les Grands Lacs - privilégie les crises à l'étranger, au détriment de celles en cours dans son propre pays.


« Aucun dialogue organisé par le régime n'a donné de résultats »


Dans sa réponse, Gilbert Bawara a défendu le bilan du président Gnassingbé et aussi pointé la responsabilité de ses détracteurs qui refusent tout dialogue au sein du Cadre permanent de concertation, mis en place par le gouvernement.


« La vieille entourloupe du dialogue de dupes », dénonce les membres du Manifeste Génération Togo parmi lesquels figure le porte-parole de la coalition Touche pas à ma Constitution, Nathaniel Olympio : « Depuis 1990, le régime togolais a organisé une trentaine de dialogues. Aucun n’a donné des résultats. Les instruments démocratiques ont été instrumentalisés pour la confiscation du pouvoir, et il ne faut pas oublier que c’est sous le chapitre « sanctions » de la charte africaine pour la démocratie, les élections et la gouvernance, mais la Cour de Justice de la Cédéao a décidé que le régime togolais était illégal et illégitime. »


Joint par RFI, le ministre Bawara souligne que le président Gnassingbé s'est toujours montré ouvert à toute initiative de réconciliation nationale et que ses médiations successives sont appréciées dans toute l'Afrique. Pour le ministre, l'opposition est surtout affaiblie par ses propres querelles intestines.


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