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Tchad: l’opposition réagit aux propos du gouvernement sur la grâce présidentielle

Au Tchad, la grâce présidentielle, accordée vendredi 14 août, à neuf opposants n'est pas « synonyme de pardon légal effaçant une peine ». Voici ce qu'a déclaré, jeudi 20 août, Limane Mahamat, vice-Premier ministre chargé de l'Administration du territoire et de la décentralisation. L’opposition, pour sa part, a tenu, le lendemain, une conférence de presse.


Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno lors du sommet « Africa Forward » au Centre international de congrès Kenyatta à Nairobi, au Kenya, mardi 12 mai 2026 (image d'illustration). AP - Brian Inganga
Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno lors du sommet « Africa Forward » au Centre international de congrès Kenyatta à Nairobi, au Kenya, mardi 12 mai 2026 (image d'illustration). AP - Brian Inganga

Le vice-Premier ministre chargé de l'Administration du territoire et de la décentralisation, Limane Mahamat, indique en outre que certaines conditions sont à remplir pour être dirigeant d'un parti politique « dont précisement la jouissance des droits civiques et politiques », une tentative pure et simple d'interdire, aux opposants graciés, de diriger leurs partis, selon les membres de l'ex-GCAP, le Groupe de concertation des acteurs politiques.


Les membres de cette coalition d'opposition tenaient, vendredi 21 août, une conférence de presse.


Parmi eux, se trouvait Max Kemkoye, président de l'Union des démocrates pour le développement et le progrès : « Le vice-Premier ministre chargé de l'Administration du territoire aurait dû avoir la décence et l'humilité qui va avec de ne pas verser dans l'amalgame et une confusion exagérée en pondant un tel communiqué. La décision n'est assortie aucunement d'une peine accessoire. Si un dirigeant de parti politique est condamné pour une peine afflictive et infamante, ou, s'il est condamné pour avoir détourné des fonds publics, à ce moment, la disposition de l'article 11 de la Charte des partis politiques dont il fait allusion s'applique, car là nous seront en matière criminelle. Mais nous, aucunement, ne rentrons dans la fourchette. Nous, les leaders du GCAP, nous ne sommes pas poursuivis pour crimes, nous sommes d'abord poursuivis pour des délits. Donc l'amalgame est là, la confusion aussi et, il n'aurait pas dû procéder de la sorte. »


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