Cameroun: les mesures annoncées pour assainir le secteur de l'or jugées insuffisantes par la société civil
- jeunepatriotes49

- il y a 9 heures
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Au Cameroun, où en est la réponse des pouvoirs publics plus de sept mois après la révélation d'un écart important entre l'or déclaré sortant du pays et celui que les acheteurs internationaux, Émirats arabes unis en tête, confirment avoir acquis ? À la demande de la présidence, le ministère des Mines est, officiellement, depuis, en croisade pour «assainir le secteur», mais pour les spécialistes, les mesures prises passent à côté de la question la plus sensible : qui bénéficie du trafic illicite de l'or camerounais ?

By jeunepatriotenews
À grands renforts de communication, ces derniers mois, le ministre camerounais des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique, le professeur Fuh Calistus Gentry, a mis en avant une série d'actions, des descentes sur le terrain et des sanctions.
Avec, en mai, une liste d'environ 200 sociétés illégales identifiées sommées de se mettre en conformité avec les normes environnementales, fiscales et de production semi-mécanisée pour pouvoir reprendre leurs activités dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua.
« Comment l'État camerounais a-t-il pu délivrer des permis de recherche à ces compagnies-là ? »
Fin juin, une liste de 74 permis de recherche retirés pour non-respect du code minier. Mais pour le consultant Bareja Youmssi, des questions cruciales restent sans réponse : « Comment l'État camerounais a-t-il pu délivrer des permis de recherche à ces compagnies-là ? Ce sont des compagnies de trois jours ! Des quincailleries, des épiceries qui ont des permis de recherche ? Alors que le code minier est clair. Pour obtenir un permis de recherche, il faut démontrer qu'on a une capacité technique, une capacité financière. Comment on se retrouve avec 74 compagnies ? On se dit c'est des prête-noms… Il n'y a aucune compagnie minière parmi ces compagnies-là, je vous assure. »
De la même manière, la Coalition « Publiez ce que vous payez » – Cameroun demande la liste des bénéficiaires réels de tous les permis miniers conformément aux normes de l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). L'ITIE rappelle que si les bénéficiaires effectifs des permis ou des marchés restent cachés, impossible de tracer les fonds et de savoir s'ils sont destinés à financer un parti politique ou une activité illégale. Sur ce sujet, la Coalition « Publiez ce que vous payez » – Cameroun plaide pour que soit rendu public le rapport de la commission mixte sur le trafic illégal d'or mise sur pied à la demande du président Paul Biya en février.





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