Travaux modernisation voirie de Mbuji-Mayi : des habitants asphyxiés par la poussière
- jeunepatriotes49

- il y a 4 heures
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La colère et l’inquiétude gagnent plusieurs habitants de la commune de Bipemba à Mbuji-Mayi (Kasaï-Oriental). Ils se disent asphyxiés par des nuages de poussière causés par des travaux de modernisation des routes. Ces travaux avancent normalement sur plusieurs artères.

Les cibles de cette couche de poussière sont les maisons situées le long des chantiers. Face à cette triste réalité, la population exige l’arrosage régulier des chantiers par les entreprises de construction avant d’entreprendre tous travaux. En attendant, les familles vivent désormais dans un environnement saturé de poussières avec des risques croissants de maladies respiratoires.
Sur plusieurs tronçons en pleine modernisation, les travaux se succèdent, les engins roulent, les camions soulèvent la terre et la poussière s’invitent dans les maisons. Chaque passage d’un véhicule transforme les routes en véritables couloirs de poussières.
Les habitants, eux, n’ont d’autre choix que de respirer cet air chargé de particules. « On n’a pas de choix, que les entreprises qui modernisent nos routes puissent aussi les arroser parce que maintenant, nous les populations, nous sommes exposés aux maladies », suggère un habitant.
Dans les quartiers touchés, les fenêtres restent closes du matin au soir. Les draps, les ustensiles, les meubles, tout est recouvert d’une fine couche de poussière. Les mères de famille passent des heures à nettoyer, sans jamais réussir à en venir à bout.
L’une d’elles, Rose Kabanga, appelle le gouvernement provincial à trouver des solutions rapides :
« Ça ne va. Il y a la poussière partout, dans la maison, sur le lit, même dans tout ce que nous mangeons. Il y a des poussières. Est-ce qu’on ne peut pas arroser ? Nous avons beaucoup supporter. Ça ne va pas. On a déjà des maladies respiratoires. Que le gouvernement nous aide ».
Selon Dr Théophile Nemwadjare, l’exposition prolongée à ces poussières peut provoquer des irritations, des infections respiratoires et aggraver l’asthme chez les personnes vulnérables :
« Nous sommes appelés à respirer l’air pur. Ce qui fait qui fait que quand l’air entre, il est utilisé par les poumons pour oxygéner le corps. Mais quand l’air est pollué, ça des conséquences. Ça peut entrainer des maladies, parce qu’on ne sait pas ce qu’il y a dans cette poussière-là. Ça peut avoir des substances toxiques et chimiques qui peuvent créer des maladies respiratoires ».
Contacté par Radio Okapi, le ministre provincial des Travaux publics affirme que toutes les entreprises ont reçu l’instruction d’arroser les zones poussiéreuses afin de réduire les risques pour la population.





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