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Gabon: cinq formations politiques vent debout contre la régulation du nombre de partis

6 oct.
2 min de lecture

Au Gabon, un bloc de cinq formations politiques légalement reconnues est vent debout contre une réforme de la loi sur les partis. Elle vise à réduire drastiquement le nombre de partis politiques de 105 actuellement à environ trois ou cinq seulement. Un décret adopté en Conseil des ministres il y a deux semaines oblige les anciens et nouveaux partis à se conformer à ces nouvelles dispositions. Pas question, a tonné le 5 octobre 2026 ce bloc, lors d’une déclaration commune.


Vue générale du quartier administratif de Libreville, Gabon, le 7 septembre 2023. AFP - -
Vue générale du quartier administratif de Libreville, Gabon, le 7 septembre 2023. AFP - -

Avec notre correspondant à Libreville,


Dans leur déclaration, ces cinq formations membres du « Bloc de partis politiques légalement reconnus » dénoncent une volonté du pouvoir de restreindre la liberté d’association et de porter un coup dur au multipartisme au Gabon, acquis lors de la conférence nationale de 1990.


Ariel Eloi Iwangou Iwangou, président du Parti républicain et démocratique et porte-parole du collectif, affirme : « Nous sentons un danger pour la démocratie dans notre pays, avec toutes les mesures qui sont en train d'être mises en place. C'est une façon de nous ramener au parti unique au Gabon. »


La Cour constitutionnelle saisie


Le gouvernement, pour sa part, dit vouloir mettre en œuvre une recommandation du Dialogue national inclusif, tenu à Libreville en avril 2024 et organisé après le coup d’État ayant renversé le régime des Bongo. Les participants à ce dialogue avaient entériné la réduction drastique du nombre de partis politiques dans le pays.


Faux, rétorquent les cinq partis. « Lorsqu'une loi est faite, elle dispose pour l'avenir. C'est pour cette raison que nous disons que, non, nous ne pouvons pas à nouveau fournir un état sur l'adhésion de 10 000 adhérents au ministère de l'Intérieur pour une quelconque conformité ou reconnaissance », prévient Ariel Eloi Iwangou Iwangou.


Il y a une semaine, un des partis du bloc a saisi la Cour constitutionnelle pour exiger le rejet de ce projet de loi. La Cour n’a pas encore tranché.



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