Le sénateur Idi Kalonda dénonce le silence de la communauté internationale sur le « coup d’Etat constitutionnel » en cours en RDC
- jeunepatriotes49

- il y a 11 heures
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L’Afrique soufre actuellement de deux types de coup d’Etat : militaire et constitutionnel, selon le sénateur congolais Salomon Idi Kalonda. Il dénonce le mutisme de la communauté internationale face à la réforme constitutionnelle initiée en RDC par le régime Tshisekedi, qu’il considère comme un « coup d’Etat constitutionnel » en gestation.

By rédaction jeunepatriotenews
Les deux formes de coup d’Etat se résument en la confiscation du pouvoir souverain du peuple. Et elles doivent être toutes combattues, selon l’orateur.
Le « coup d’Etat constitutionnel » en RDC
Le type militaire est brutal et visible, se caractérisant par un renversement du régime en place par des militaires. Souvent, il entraine des condamnations et des sanctions de la part des organisations internationales, a expliqué le sénateur Idi lors de son intervention, vendredi 10 juillet 2026 à Addis-Abeba (Ethiopie), au forum parlementaire sur le renseignement et la sécurité en Afrique.
L’autre forme de coup d’Etat est constitutionnelle, plus sophistiquée et sournoise, qui bénéficie trop souvent d'une évidente complaisance. Le sénateur congolais a ainsi critiqué le
« silence de la communauté internationale » face à certaines réformes constitutionnelles contestées sur le continent, citant notamment le débat en cours en RDC autour d'un éventuel changement de la Constitution.
La crédibilité des élections
Devant des parlementaires africains réunis à Addis-Abeba, Salomon Idi Kalonda Della a estimé que la crédibilité des élections repose avant tout sur la confiance des citoyens dans les institutions. Selon lui, cette confiance est fragilisée par le manque d'indépendance de certaines commissions électorales, l'opacité dans la proclamation des résultats ainsi que l'utilisation des services de renseignement à des fins politiques.
Le sénateur a aussi dénoncé les nouvelles formes de fraude électorale, comme l'invalidation de candidats avant le scrutin ou les coupures d'Internet lors de la publication des résultats.
Pour renforcer l'intégrité des élections, il propose notamment :
la création d'une cellule africaine de veille électorale
le développement d'outils numériques sécurisés
des audits électoraux transparents et un mécanisme d'observation parlementaire couvrant l'ensemble du processus électoral.
Selon Salomon Idi Kalonda, des élections crédibles constituent un facteur essentiel de stabilité, de développement et de paix en Afrique.
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