RDC: l’opposition quitte l’hémicycle en plein examen d’un rapport sur le projet de loi référendaire
- jeunepatriotes49

- 28 mai
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En République démocratique du Congo (RDC), la majorité au pouvoir avance vers l’adoption d’une loi sur le référendum à deux ans de la fin du second mandat de Félix Tshisekedi. L’opposition, qui soupçonne que son objectif est d'imposer un troisième mandat pour le président en place, a claqué la porte de l’hémicycle le 27 mai lors d’une plénière consacrée à l’examen du rapport d’une commission mise en place pour le toilettage de ce texte.

Par: Jeunes Patriotes
Avec notre correspondant à Kinshasa, Gerard MBOYO
À peine l’ordre du jour adopté, la vingtaine de députés que compte l’opposition en RDC a levé l’ancre.
À leur tête, Christian Mwando, le président du groupe parlementaire de l’opposition. « L'objectif ultime de la majorité, c'est de pouvoir déverrouiller l'article 220 [de la Constitution, NDLR] et donner un mandat à durée indéterminée au président de la République, accuse-t-il. Pour éviter d'être complices de ce mouvement, nous avons jugé bon de quitter l'hémicycle ».
L'article 220 limite à deux le nombre de mandats présidentiels, ainsi que leur durée. Il protège également l’indépendance du pouvoir judiciaire ou encore les droits et libertés de la personne.
« L'opposition est libre de sortir, mais nous, nous allons poursuivre »
Réaction immédiate à cette sortie d’Aimé Boji, président de l'Assemblée nationale, du haut de son perchoir : « Si l'opposition ne veut pas que le peuple s'exprime, elle est libre de sortir. Mais nous, en toute sérénité, nous allons poursuivre nos travaux. »
Dans sa déclaration officielle, le groupe parlementaire de l'opposition estime que poursuivre le projet de loi référendaire est « immoral et illégal » quand on sait que le pays est en guerre et que deux de ses provinces sont sous état de siège. C'est un projet qui tend « à légitimer la rébellion » dans l’est du pays, selon ce groupe.
Réunie autour de la « Coalition Article 64 », l’opposition a annoncé une journée ville morte le 3 juin prochain pour afficher son refus catégorique de ce projet.
Si le texte passe en l’état, l'actuel Parlement, contrôlé à plus de 90 % par la majorité, deviendra une Assemblée constituante chargée de valider une nouvelle proposition de Constitution, avant qu’elle ne soit soumise aux Congolais par référendum.
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