RDC: le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot en visite à Bunia, épicentre de l'épidémie d'Ebola
Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, s'est rendu à Bunia, dans le nord-est de la République démocratique du Congo et épicentre de l'épidémie d'Ebola qui a fait déjà plus de 4 000 morts.

Avec notre envoyée spéciale à Bunia,
Jean-Noël Barrot est arrivé dans la matinée pour une visite au pas de course. Un aller-retour dans la journée qui a débuté par la visite d'un centre de traitement des malades d'Ebola, le centre de traitement de Rwampara, qui est situé à la sortie de Bunia. Rwampara est l'un des épicentres de cette épidémie. C'est un centre géré par l'ONG française Alima et dans lequel on retrouve la fameuse bulle développée par l'organisation. C'est une sorte de tente totalement transparente qui permet de pratiquer des actes médicaux lourds sans mettre le personnel soignant en danger, ça peut aller jusqu'à l'accompagnement d'un accouchement.
Un centre de traitement qui est aussi partie prenante des essais médicaux lancés durant cette épidémie à Rwampara, on teste un traitement prophylactique, c'est-à-dire pour éviter les contaminations de personnes qui ont déjà été exposées. Et pour continuer sur la recherche, le ministre a terminé son passage à Bunia par la visite du laboratoire de l'Institut national de recherche biomédicale (INRB). Son directeur, le professeur Jean-Jacques Muyembe, grand spécialiste du virus Ebola, est d'ailleurs du déplacement.
La France entend renforcer son soutien
Le chef de la diplomatie française était à Bunia pour montrer également la solidarité de son pays vis-à-vis des autorités congolaises qui affrontent « l’épidémie la plus meurtrière de leur histoire ». Un soutien que la France entend renforcer.
« Cela veut dire que dans le cadre des discussions budgétaires qui vont s'ouvrir dans les prochains jours, nous nous proposerons une allocation de nos moyens en matière humanitaire pour aller jusqu'au bout de cette lutte contre Ebola », a souligné Jean-Noël Barrot.
Si je suis aujourd'hui à Bunia, c'est notamment pour témoigner de ce soutien de la France et pour annoncer que nous entendons le renforcer de manière à venir à bout de cette épidémie d'Ebola, parce que les virus ne connaissent pas les frontières et qu'il faut les éradiquer à la racine, là où ils surgissent, et jusqu'au bout.
Pas de montant annoncé, mais cette aide irait notamment soutenir les organisations présentes sur le terrain, comme l’ONG française Alima dont le ministre a visité un centre de traitement à Bunia. Un soutien pour la recherche aussi. Actuellement, en RDC, plusieurs essais cliniques sont en cours pour trouver des traitements mais aussi des vaccins contre la souche Bundibugyo responsable de cette épidémie qui a déjà enregistré plus de 8 000 cas contacts et plus de 4 000 morts.
L’objectif de ce déplacement était aussi de préparer une conférence nationale humanitaire organisée par le Quai d’Orsay à Paris, prévue mardi 6 octobre. Il y sera question bien sûr de la situation humanitaire et sanitaire en RDC. Mais d’autres crises comme Gaza, l’Ukraine et le Soudan.





