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RDC: Raphaël Katebe Katoto et Moïse Katumbi, deux frères opposés jusque dans le projet de changement de Constitution

29 sept.
2 min de lecture

Alors que l'un et l'autre s'affrontent déjà devant les tribunaux, le premier vient publiquement d'apporter son soutien à la volonté du pouvoir de modifier la Constitution pour ouvrir la voie à un troisième mandat du président Félix Tshisekedi, quand le second s'y oppose fermement. 


Raphaël Katebe Katoto, frère de Moïse Katumbi, en 2016 à Genval, près de Bruxelles. AFP
Raphaël Katebe Katoto, frère de Moïse Katumbi, en 2016 à Genval, près de Bruxelles. AFP

En RDC, le frère aîné de l’opposant Moïse Katumbi, Raphaël Katebe Katoto, soutient un changement de la Constitution et souhaite que Félix Tshisekedi reste au pouvoir au-delà de deux mandats. Après avoir remis au chef de l’État les conclusions de ses consultations et ses recommandations dans le Katanga, ce dernier a donné une interview au journaliste congolais Jean-Paul Mubiayi dans lequel il défend le bilan du président et souhaite qu’il poursuive son action pendant « cinq, même six mandats ».


À son interlocuteur qui lui rappelle qu'une telle perspective va à l’encontre de l'actuelle Constitution, Raphaël Katebe Katoto répond qu’il s'exprime en « réaliste » et affirme que le peuple devrait pouvoir changer la Loi fondamentale par référendum, y compris dans ses dispositions dites verrouillées - son article 220 interdit notamment la révision du nombre et de la durée des mandats présidentiels.


Affrontement judiciaire


Également interrogé sur ses positions en contradiction avec celles de son frère Moïse Katumbi, qui est membre de l’opposition, celui-ci déclare ne pas vouloir lui « donner de l’importance », alors que les deux hommes s’affrontent par ailleurs en justice, Raphaël Katebe Katoto revendiquant trois résidences et deux fermes. À la suite d'une plainte plainte déposée en 2024, le parquet a demandé la fixation d’une audience.


Alors qu'au mois d'août dernier, Katebe Katoto assurait à Lubumbashi que l'objet de ses consultations n'avait rien à voir avec le changement de Constitution, celui-ci en défend désormais publiquement le principe.

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