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Gabon: remaniement ministériel avec des changements à l’Éducation, l’Énergie et la Réforme

il y a 6 jours
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Au Gabon, le gouvernement a été remanié le 11 octobre 2026, 10 mois après sa mise en place. L’équipe est toujours dirigée par Hermann Immongault en qualité de vice-président du gouvernement, l'équivalent de Premier ministre. Mais elle totalise désormais 33 membres contre 30 dans l’équipe sortante.


Philippe Tonangoye, ici à Paris le 20 juillet 2026, est l'un des ministres non-reconduits au sein du gouvernement gabonais, ce 11 octobre.
Philippe Tonangoye, ici à Paris le 20 juillet 2026, est l'un des ministres non-reconduits au sein du gouvernement gabonais, ce 11 octobre.

Avec notre correspondant à Libreville,


Les proches du président du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, conservent les postes clés du gouvernement : à la Défense Brigitte Onkanowa, au Pétrole Clotaire Kondja, à l’Économie et aux finances Thierry Minko et Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny aux Affaires étrangères.


La sortie la plus retentissante est celle de Camelia Ntoutoume Leclercq, ministre d’État à l’Éducation. L’année dernière, son ministère a été secoué par un mois et demi de grève des enseignants, la plus longue depuis l’arrivée du président Oligui Nguema au pouvoir.


Quitte aussi le gouvernement, Philippe Tonangoye à l’Énergie, alors que le pays est touché par des coupures d’électricité et d’eau.


Jean François Ndong Obiang a aussi été remercié. Son ministère de la Réforme est soupçonné de modification clandestine des lois après leur promulgation.


Fortes attentes sociales et perspective « négative »


Il y a par ailleurs huit entrants, dont Olivier Mouckocko à l’Énergie, Raïssa Nana Ghogho aux Affaires sociales, et Emmanuel Eyeghe Nze, qui devient porte-parole du gouvernement.


Reste un défi de taille : trouver les financements pour répondre à une forte demande sociale, alors que l’agence Moody’s a abaissé en juin la perspective du Gabon de « stable » à « négative ».


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